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05/02/2015 (Marruecos)

Descubierto un excepcional yacimiento del Jurásico Medio

Un equipo de paleontólogos del Museo de París (CR2P), liderados por el investigador Haddoumi, de Marruecos, lleva investigando desde hace varios años en el Mesozoico del Alto Atlas Oriental, Marruecos. Es parte de una colaboración con las universidades de Oujda y Casablanca, con el Ministerio de Energía y Minas (MEMEE, Rabat) y con las Universidades de Friburgo y Rennes.


El trabajo y las prospecciones de campo realizadas en la región de las "capas rojas" del Jurásico y Cretácico continental de Anoual han permitido descubrir nuevos niveles continentales con fósiles en el Jurásico. Anteriormente, los magníficos niveles de vertebrados fósiles de Anoual –también conocido como Ksar Metlili—fueron descubiertos en 1988 por Michele Monbaron y Denisse Sigogneau Russell. El nuevo yacimiento de la formación de Ksar Metlili conserva una rica fauna de vertebrados, incluyendo la fauna más diversa de mamíferos conocidos en el Mesozoico de Gondwana. En 2010, los nuevos estudios y prospecciones, financiadas por la National Geographic Society, ha permitido descubrir un nivel fósil más antiguo en la Formación Anoual de edad Batoniense. La flora y fauna continental del nuevo nivel fosilífero puede considerarse entre los más ricos del Jurásico de Gondwana. El nuevo yacimiento ha sido denominado Guelb el Ahmar (GEA). La microfauna de vertebrados « cosechada » mediante las técnicas de  lavado-tamizado de un poco más de una tonelada de sedimentos de margas contiene fósiles excepcionales, tanto por su edad, su ubicación y diversidad.

Los resultados del trabajo en Guelb el Ahmar se acaban de publicar en Gondwana Research (disponible en http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1342937X14003694 ). La flora está representada por troncos de árboles de tres familias, por lo general grandes y, a veces formando espectaculares asociaciones locales (foto), por 13 especies a partir del polen y varios Charophyta. La flora apunta a la presencia de bosques en condiciones ambientales locales no húmedas.
La fauna incluye algunos invertebrados (ostrácodos, gasterópodos), pero sobre todo vertebrados. Estos son diversos, con al menos 29 especies que representan los principales taxones conocidos en el Jurásico excepto selacios como son los peces óseos, lissamphibians, tortugas, Rhynchocephalia, crocodilyformes, lagartos, dinosaurios, pterosaurios no aviares y mamíferos. Los mamíferos constituyen en particular los primeros mamíferos que se encuentran en el Jurásico Medio de África.

El yacimiento de GEA también contiene algunos de los representantes más antiguos de varios grupos: peces Osteoglossiformes, anfibios y salamandras albanerpetontids, Squamata (scincomorfos y anguimorfos) probablemente coristoderos (Choristodera) y mamíferos cladoterios Si se confirma la identificación de los coristoderos, sería su primera mención en Gondwana. Además, los anfibios albanerpetontidos y salamandras de GEA son poco conocidos en Gondwana. Además, el lagarto anguimorfo es el primero identificado en Gondwana para Mesozoico. Los mamíferos, aunque se encuentran aún poco representados en GEA serían los cladoterios más antiguos (Amphitheriida y Dryolestida de la gran línea de Theria) conocidos en Gondwana.

La asociación biótica de GEA se caracteriza por la presencia de taxones pangeáticos y de Laurasia, principalmente europeos, y especialmente es de resaltar la práctica ausencia de taxones de Gondwana. La comparación con las faunas continentales contemporáneos sugiere una herencia de faunas pangeanas, resultado de dispersiones Norte-Sur, que indicarían afinidades entre África y Europa. En todos los casos la semejanza de la biota del Batoniense de GEA con la de Gran Bretaña es notable, incluso en un contexto pangeático predominante. Finalmente, las similitudes entre las faunas locales del sinclinal de Anoual, Guelb Ksar el Ahmar y Metlili, ponen en duda la supuesta edad Berriasiense de Metlili, indicando que podría ser más antiguo.

Referencia: Haddoumi A., Allain R., Meslouh S., Métais G., Monbaron M., Pons D., Rage J.C., Vullo R., Zouhri S. and Gheerbrant E. 2015, in press. Guelb el Ahmar (Bathonian, Anoual Syncline, eastern Morocco): First continental flora and fauna including mammals from the Middle Jurassic of Africa. Gondwana Research. http://dx.do.org/10.1016/j.gr.2014.12.004:1-30.

De Emmanuel Gheerbrant le jeudi 5 février 2015
Découverte d'un riche gisement à flore et faune continentale du Jurassique moyen au Maroc.

Une équipe de paléontologues du Muséum de Paris (CR2P)  mène des recherches depuis plusieurs années, au Maroc, dans le Mésozoïque du Haut Atlas oriental, dans le cadre d’une collaboration avec les universités d’Oujda et de Casablanca, avec le Ministère de l’Energie et des Mines (MEMEE, Rabat), et avec les universités de Fribourg et de Rennes. La recherche de terrain a été  faite dans la région d’Anoual où affleurent les « couches rouges » continentales du Jurassique et du Crétacé, et où avait été découvert en 1988 par M. Monbaron et D. Sigogneau-Russell le gisement d’Anoual (ou Ksar Metlili) d’âge supposé Berriasien. Ce gisement qui appartient à la formation de Ksar Metlili a fourni une riche faune de vertébrés, et notamment la faune de micromammifères la plus diversifiée connue dans le Mésozoïque du Gondwana. En 2010, de nouvelles prospections  et fouilles financées par la National Geographic Society, ont permis de mettre au jour un niveau fossilifère plus ancien  dans la Formation Anoual datée du Bathonien. Il a produit une flore et une faune continentales parmi les plus riches du Jurassique du Gondwana. Le nouveau gisement appelé  Guelb el Ahmar (GEA) a livré une microfaune de vertébrés récoltée après lavage-tamisage d’un peu plus d’une tonne de sédiments marneux. L’ensemble fossilifère est exceptionnel tant par son âge, sa position géographique que par la diversité des fossiles. 

Les résultats de ce travail viennent d’être publiés dans Gondwana Research (accessible  online ici). La flore est représentée par des troncs d’arbres de 3 familles, généralement de grande taille et formant parfois des associations locales spectaculaires, par des pollen (13 espèces) et par des charophytes variés. Elle indique la présence de forêt locales, et des conditions environnementales plutôt humides. La faune comprend quelques invertébrés (ostracodes, gastropodes), mais surtout des vertébrés. Les  vertébrés sont diversifiés, avec au moins 29 espèces représentant les principaux groupes connus à l’époque (poissons osseux, lissamphibiens, tortues, rhynchocéphales, crocodilyformes, lézards, ptérosaures, dinosaures non aviens, et mammifères), à l’exception des sélaciens. Ils comprennent en particulier les premiers mammifères découverts dans le Jurassique moyen d’Afrique. Le gisement de GEA recèle également certains des plus anciens représentants de plusieurs grands groupes : poissons ostéoglossiformes, amphibiens albanerpetontidés et urodèles, squamates (scincomorphes et anguimorphes), mammifères cladothères, et probablement choristodères. Si l’identification des choristodères se confirme avec un nouveau matériel, il s’agit de leur première mention dans le Gondwana. De plus, les amphibiens albanerpetontidés et urodèles de GEA sont parmi les très rares connus dans le Gondwana, et le lézard anguimorphe est le premier identifié dans ledit Gondwana pour le Mésozoïque. Les mammifères, quoiqu’encore mal documentés à GEA, représentent les plus anciens cladothères (Amphitheriida et cf. Dryolestida, de la grande lignée des thériens) connus dans le Gondwana. L’association biotique de GEA est caractérisée par la présence de taxons pangéens et laurasiatiques (surtout européens), et on remarque surtout la quasi absence de taxons gondwaniens. La comparaison avec les faunes continentales contemporaines suggère soit un large héritage pangéen des faunes de cette époque, y compris en Afrique, ou des affinités laurasiatiques et en particulier européennes pour l’assemblage de GEA, lesquelles résulteraient de dispersions Nord-Sud. Dans tous les cas la ressemblance de la faune bathonienne de GEA avec celles contemporaines de Grande Bretagne est remarquable, même en contexte pangéen prédominant. Enfin les similarités fauniques entre les faunes locales (Synclinal d’Anoual) de Guelb el Ahmar et de Ksar Metlili mettent en question l’âge présumé Berriasien de cette dernière qui pourrait être plus ancienne.

Référence : Haddoumi A., Allain R., Meslouh S., Métais G., Monbaron M., Pons D., Rage J.C., Vullo R., Zouhri S. and Gheerbrant E. 2015, in press. Guelb el Ahmar (Bathonian, Anoual Syncline, eastern Morocco): First continental flora and fauna including mammals from the Middle Jurassic of Africa. Gondwana Research      http://dx.do.org/10.1016/j.gr.2014.12.004:1-30.


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